lundi 30 août 2010

Calgary-Vancouver-Genève

Cela fait maintenant plus d'un mois que nous sommes arrivés à Genève, où nous sommes bien occupés dans la paperasse, le réemménagement, l'installation d'une classe, l'adaptation à la crèche, la préparation de purées et compotes et j'en passe. Petit retour en arrière (avec plus de photos ici, comme toujours).

Au dernier épisode, nous étions à Calgary (dans le quartier d'Arbour Lake, pour être précis), merveilleusement accueillis chez Francine et Gérald alors qu'ils étaient eux aussi bien occupés à vendre leur maison, à organiser un déménagement de l'autre côté du pays (donc loin) et à trouver un hôtel et une voiture de location pour un mariage à Winnipeg où tout était complet pour cause de convention de clowns (authentique). Encore un grand merci à eux, ainsi qu'à Nicole (Julie se souvient des interminables parties de Puissance 4) et Stéphane qui n'est pas sur la photo.
Dans le bus, on n'avait pas vraiment de problème de place. Il a donc fallu faire un grand tri pour rester dans les limites de bagages autorisées dans l'avion. Après des choix cornéliens et de multiples pesages-transvasages de sacs, nous avons pu nous envoler pour Vancouver, histoire de faire une répétition générale avant le long vol et de voir les environs de la ville depuis le ciel. On notera au passage que la poussette a été donnée à la porte d'embarquement à Calgary et livrée avec le sourire au même endroit à Vancouver.
Là, nous avons dormi dans la nouvelle maison d'Hélène, Greg, Etienne et leurs deux chats, dans ce qui était notre lit, qui meuble d'ailleurs désormais leur chambre d'amis. Ca nous a bien fait plaisir de passer nos derniers jours avec eux, entre pantagruéliques BBQ, baignade dans la gouille qui orne le parc à deux pas de chez eux (Trout Lake, pas autant un cloaque qu'on pourrait le croire mais quand même) et nourrissage croisé d'enfants.

Et que manger pour notre dernier repas à Vancouver? Des sushis bien sûr, jusqu'à ne plus pouvoir en avaler un seul!

Entre deux, petite visite à celle qui a failli être notre petite voisine: Manon, la fille de Matt et Elodie nos ex-voisins d'en haut qui est née pendant le voyage en bus (deux heures plus tard, nous la fêtions sans le savoir dans un petit restaurant familial de Campbell River).
Et puis, quelques tris et pesages de bagages plus loin, c'est le grand voyage. On n'avait pas trop d'attente de la compagnie charter qu'on prenait, ça nous a évité d'être déçus: pas de petit lit pour Estelle ni pour Marion (il paraît que c'est jusqu'à 6 mois et 8 kg - pas de bol, Estelle et Marion avaient 7 mois et 7 kg, et pas moyen de faire fléchir la pas très souriante hôtesse allemande). Estelle a donc fait le vol par terre au pied d'un siège voisin (libre), Marion dans nos bras et Julie sur son siège de grande, où elle testait (involontairement) quelque nouvelle position de yoga dans son sommeil.
On mentionnera quand même les accueils exécrables de Francfort et Genève, où la poussette n'a pas pu être livrée à la porte pour diverses prétextes fallacieux, nous laissant les 5 avec nos 6 bagages: imaginez la scène, les parents avec chacun une fille dans un bras (parfois avec la couche qui a débordé à l'atterrissage), un ou deux sac sur l'épaule, une valise à roulette dans l'autre main, et Julie et sa valise dans les troisième mains. En Allemagne, un bon scandale de 10 minutes a permis de faire un tour avec une voiture électrique jusqu'à la zone d'accueil "famille" où le personnel était effaré de la situation.
A Genève? Après avoir entendu un agréable "Votre poussette n'est pas pliable, Monsieur. Oui, elle est juste en bas sur le tarmac, elle ne passe pas la porte. Non, vous n'avez pas le droit de descendre la plier pour des raisons de sécurité", nous avons essayé la méthode allemande pour se faire amener vers les carrousels à bagages. Et là, c'était encore pire: "Ah, mais il fallait vous annoncer!" "Ouh-la, mais si on doit appeler une voiture, ça prendra facile une à deux heures." Si si, à Cointrin. On est donc partis à pied le long des trottoirs roulants, avec Julie qui avait super peur de tomber à chaque bout et nous qui n'avions plus de main disponible. Une brave mère de famille l'a finalement aidée. Ajoutons encore le plaisir d'arriver dans ce qui doit être le seul aéroport au monde à exiger des pièces de monnaies locales pour prendre un chariot (ou alors un jeton à 2.- à payer avec une carte de crédit) et cela donne une idée de l'humeur au passage de la douane. Cela dit, l'accueil par la famille et les amis était grandiose et chaleureux, ça nous a remis du baume au coeur.

Les jours suivants, nous les avons passés chez les parents de Denis, le temps de se remettre du décalage horaire, de réaménager notre appartement de la Jonction pour y accueillir deux personnes de plus, et de réaliser quelques tâches administratives onéreuses (d'ailleurs, qui savait que la taxe d'inscription à l'Office Cantonal de la Population était passée de 50.- par famille à 50.- par personne il y a quelques mois?).


Mais le plus important était de revoir tout le monde (enfin, surtout la famille pour l'instant, on va reprendre contact petit à petit). Les grand pères barbus ont pu sortir leurs chemises à carreaux pour embrasser leurs petites filles, Estelle et Marion ont rencontré leurs parrains-marraines, et Julie a pu de nouveau faire la folle avec sa cousine Lisa.
Finalement, ce mois d'août a vraiment filé à toute vitesse ! Maintenant que nous allons retrouver un semblant de routine, on va tâcher de trouver du temps pour continuer à vous raconter nos aventures genevoises. See you soon !

2 commentaires:

  1. Elo, Matt and Manon2 septembre 2010 à 16:14

    Welcome back les amis, et oui oui oui faites-nous part de vos aventures genevoises ! Et on se retrouvera dans pas si longtemps pour trinquer a la Williamine, en souvenir de la bonne epoque du Stephens Street... :)

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  2. Bonjour,

    Vraiment sympa votre blog !
    J'aurais voulu échanger avec vous sur la ville de Vancouver svp.

    Voici mon email :
    nakachelaurent@yahoo.fr

    a très bientôt j'espère
    Laurent

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