samedi 27 juin 2009

Croisière (suite)

Alors tout d'abord, il faut rappeler que le but premier de cette croisière était cette conférence scientifique (pour ceux que ça intéresse, j'ai les proceedings) dont je vous invite à aller voir le site web. Ce qui veut dire qu'une partie d'entre nous devait suivre des présentations plus ou moins intéressantes tous les matins, et parfois même aussi l'après-midi (un scandale).

Le reste du temps (et tout le temps pour les autres), les occupations ne manquaient pas sur le bateau: du simple jogging sur le pont (exclusivement au 12e, sans sortir des lignes et en respectant le sens, s'il vous plaît - Julie a failli se faire expulser du bateau pour le moment de liberté ci-dessus) au spa, en passant par les cours d'informatique, le shopping (avec même des moments de soldes-ventes flash, pire qu'à Manor) ou des ventes de tableaux aux enchères, il y avait largement de quoi bien occuper des retraités américains à moustache quand il n'y a rien d'autre à faire que de regarder la vue (ou la télé satellite depuis sa cabine).

Et il y en avait, du monde à occuper: dans notre petit bateau (14 ponts), on était 1800 passagers pour 900 membres d'équipages (une soixantaine pour le faire avancer - presque tous des grecs, et le reste pour nous nourrir, nettoyer et nous amuser).


Ca pour être nourri, on l'était. Il y avait toujours de quoi manger, c'est varié, gratuit (enfin, pas besoin de rajouter de l'argent) et même bon. Sauf les sushis (17h-21h au Palm Springs Café), mais sur la photo on ne le savait pas encore. Et le soir, menu à cinq plat avec tout le décorum qu'il faut, surtout les formal nights où tout le monde sort son tuxedo le plus classe (possibilité d'en louer à bord), ou sa plus belle robe.
Ca fait un peu ridicule, surtout quand on tombe sur le même obèse qu'on a croisé l'après-midi avec un t-shirt marqué Real men eat beavers (pour la traduction, voir le deuxième sens).

Mmh, encore un petit peu de glace?

Magnifique transition pour passer à l'un des highlights du voyage: le Hubbard Glacier (glacier Hubbard en français), qui présente les particularités de se jeter dans la mer, d'être énorme (10 km de large à la fin) et de se trouver sur la route des bateaux de croisières.

Comme l'a dit en substance le capitaine (avec son accent grec et son haleine d'ouzo): "C'est un moment exceptionnel, grâce aux conditions météo (pas de vent, tôt dans la saison et la journée), nous avons pu aller plus près du glacier qu'aucun autre bateau cette saison et ça sera probablement le record de l'année".

On a alors immortalisé ce moment historique avec nous devant. (Détail amusant: les parents de Greg-de-Seattle ont aussi fait une croisière en Alaska et ont aussi vécu un record de distance d'approche. Quelle coïncidence!).


Cela dit, cela reste impressionnant à regarder, surtout avec le bas plafond nuageux et les icebergs qui flottent autour (certains avec des phoques dessus). L'équipage a même sorti une chaloupe pour aller filmer le bateau depuis l'extérieur dans ce moment historique (DVD à vendre à 35$) et ramener un bout de glace "vieux de plusieurs centaines d'années". L'occasion d'aller se faire prendre en photo à côté avec un joli paysage naturel.

Il faut dire que la photo est seulement 19.95$, le même prix que celle prise à l'embarquement, aux formal nights, à chaque escales et à chaque occasion ou quelqu'un pourrait se dire "Tiens, et si j'achetais cette photo?". Des photographes professionnels proposent systématiquement de poser devant un faux paysage ou à côté de la mascotte locale. Mais les soirs de "formal night", histoire de rentabiliser les belles tenues de soirée, il y a la queue pour poser devant le faux soleil couchant. Il paraît qu'il y en a même certains qui se sont laissés convaincre...

Un autre moyen de faire dépenser des sous à la clientèle captive que nous représentons sont les excursions lors des escales. On peut tout faire: aller voir des baleines, chercher de l'or, de la tyrolienne dans les arbres, un tour en hydravion, chatouiller les phoques en kayak, du chien de traîneau, etc. On s'inscrit directement depuis sa cabine et le montant (2-3 fois le prix d'un truc équivalent un peu plus loin) est directement débité de notre Visa, sans que l'on n'ait rien à faire. Comme pour tout ce qu'on dépense sur le bateau: pratique et hyper dangereux...

Juneau, capitale de l'Alaska où n'a même pas vu Sarah Palin
(ni sa fille, ni son petit-fils, d'ailleurs)

Et que fait-on aux escales quand on ne fait pas d'excursion? Du shopping, bien sûr, selon la liste des magasins qu'on nous a distribuée (les mauvaises langues disent que les magasins appartiennent aux compagnies de croisière, ça m'étonnerait). Ou alors une petite balade dans la ville et les environs, parfois aidé comme ci-dessus à Juneau par un téléphérique (construit par Poma à Voreppe vers Grenoble). Cela dit, les croisières c'est un peu tout ce qui leur reste: les fourrures, l'or puis les arbres et les papeteries (celles où on transforme les arbres en papier, pas celles où on vend les enveloppes), "ça eût payé", comme on dit. Alors on se tourne vers le tourisme, et l'essentiel de l'économie tourne avec les bateaux qui s'arrêtent (jusqu'à dix par jour).


Allez, encore un petit mot sur Milosh, le naturaliste du bord qui nous avertissait quand on croisait des baleines. Il avait fière allure avec sa barbe, ses chaussures de montagnes, son chapeau, sa polaire, ses jumelles et son GPS dans le salon à l'avant du bateau. Il ne lui manquait plus que la machette au cas où devrait traverser les plantes pour rejoindre le bar. N'empêche que grâce à lui on a vu des orques, des baleines à bosses, des marsouins et plein d'autres trucs vivants.

Bon, on termine sur une photo d'aigle (what else?) pour ajouter que c'était bien sympa avec toute l'équipe de l'EPFL et leurs copines avant, pendant et après la croisière, et que ça nous avait très plaisir de les voir.

PS: celle-là, j'ai pas réussi à la placer, mais il faut souligner que personne n'a vraiment été malade sur le bateau, sauf Mario. Les mauvaises langues disent que ce n'était pas vraiment le mal de mer...

vendredi 19 juin 2009

On the boat... enfin !

Hello à tous!
Ouioui, nous sommes bien revenus d'Alaska, on a pas fini comme Leonardo au fin fond des mers glacées, ni comme Davy Crockett dévoré par un ours !
Mais ce voyage était assez dense, et on a eu besoin d'un peu de temps pour digérer tout ça...

Il nous faudra bien plusieurs post pour tout raconter, mais on va commencer dans l'ordre, avec...dimanche matin, le réveil à 6h15 pour moi: Roger a rendez-vous avec l'histoire ! (Et moi je peux enfin regarder la TSR sur mon ordi; merci Jonathan et l'EPFL...)
Moins de 2h plus tard, tout le monde (= toute l'équipe de l'EPFL qui a campé chez nous la veille au soir) est devant l'ordi pour la balle de match ! (hé oui...même Denis !) et ça y est, Federer a gagné Roland-Garros! (il a certainement dû entendre les encouragements de Julie!) Donc comme promis, j'ai mis mon tee-shirt suisse pour la journée ! (et comme il n'y a pas de preuves en photo, je vous en mets une qui date de l'Euro 08)


Après toutes ces émotions, on est donc tous partis avec nos bagages direction le terminal des bateaux, au beau milieu de la zone portuaire industrielle, charmant! Arrivés dans le hall, une zone de location bien particulière a attiré notre attention:


Ca donne bien une idée du public-cible de ce genre de croisières...

Et heureusement qu'ils nous avaient demandé de venir bien en avance, parce qu'avant de rentrer dans le bateau, on a dû, dans l'ordre:

- faire l'inscription pour la conférence de Denis
- montrer nos codes d'embarcation (imprimés at home) à la sécurité
- mettre des étiquettes pour nos bagages qui partaient "en soute", et qui allaient nous retrouver dans notre cabine.
- passer le contrôle sécurité (comme pour les avions)
- confirmer l'inscription à la croisière (à ce guichet, on nous a donné une carte magnétique, qui nous identifie sur le bateau photo comprise, ouvre la porte de notre chambre, et surtout fait office de carte de crédit débitée directement sur notre VISA ...)
- passer le contrôle immigration pour entrer aux Etats-Unis, avec photo et empreintes digitales, mais quand-même pas pour Julie. (Pour ceux qui l'auraient oublié, l'Alaska est un Etat américain, dont la gouverneur(e) est Sarah Palin)

et enfin..... on a pu entrer dans le bateau !!!

On a rapidement fait le tour de notre cage à lapins, pardon, de notre cabine (sans fenêtre), et on est allés prendre l'apéritif de bienvenue de la conférence (entrée seulement avec le badge!):



On avait une magnifique vue de Vancouver au soleil couchant pendant qu'on voguait à pleins moteurs vers l'Alaska. Julie était tout de suite dans le trip croisière, dans le salon du Navigator's club à siroter son cocktail, heu... son jus de pomme!


Tout ça pour dire que Isaac était en plein travail, et que pour la seule fois de la croisière, les cocktails étaient offerts. Hé oui, la nourriture est inclue, mais il faut payer même pour de l'eau en bouteille, les sodas, et évidemment le vin et les alcools forts.

Allez, c'est tout pour cette fois... à suivre !

jeudi 4 juin 2009

Roger on the loveboat !

Hé oui, après la saison de hockey qui est maintenant bien finie ici, heureusement, il y a Roland-Garros pour nous redonner des émotions !
Ce matin (vendredi), à 8h, Julie et moi on était fin prêtes pour "regarder" la demi-finale de Roger:



Ben oui, comme ça n'est pas possible de voir le match sur le site de la TSR (pour des questions de droits, non mais, franchement...!), ben on devait rester collées à l'ordinateur sur Radio Roland-Garros et l'évolution du score en direct... Et heureusement, j'ai aussi trouvé un café qui passait le match, mais au bout d'un set, Julie en avait quand-même un peu marre... Il faut dire qu'avec notre abonnement basique pour la télé, on a évidemment pas les chaînes sportives, grrr!
Et puis après, j'ai quand-même dû aller amener Julie à son "groupe-crèche" du Community Center (histoire de ne pas trop être une mère indigne) :



Heureusement, Denis me tenait informée de l'évolution du score en direct par SMS... pendant que Julie s'amusait comme une petite folle! Quel stress! OUF....! Alors pour la finale de dimanche, il faudra que je me lève à...5h du matin (si la finale est à 14h)! Ca va être très très dur de décoller, on verra, d'autant plus que la veille au soir (samedi) on va faire un barbecue dans le jardin avec toute l'équipe de l'EPFL qui vient pour la croisière...

Subtile transition, THE croisière, si on ne vous en avait pas déjà parlé, est en fait une conférence organisée par le labo actuel de Denis, mais il y a quasiment tout son ancien labo de Lausanne qui y participe. Et comme les conjoints peuvent aussi venir, hé ben on part en croisière en Alaska!!! Mais une vraie croisière, hein, dans un gros-gros bateau !
Pour vous donner une petite idée de notre itinéraire:


Normalement, le matin, il y aura les conférences (pendant que Julie et moi on ira à la piscine ou au bar...) et l'après-midi sera réservé pour les visites à quai. 
Bref, on se réjouit à mort, ça va être vraiment sympa... Seul petit bémol, le "dress code" pour certains repas, qui a obligé Denis à se débrouiller pour dénicher un costume 3 pièces (Merci Maxence!)

Et pour bien vous (et nous) mettre dans l'ambiance, on ne pouvait manquer de vous montrer ça:


Hàààà on se réjouit d'aller boire des cocktails avec Isaac ou de se faire guider jusqu'à la table du Commandant Stubbing par Goofer...!

Promis, on vous racontera tout dans le prochain post !