samedi 30 décembre 2017

Retour vers le futur

Hé oui, 7 ans après, nous avons profité des vacances d'été pour effectuer notre grand retour à Vancouver ! Retrouver des amis, des ambiances et surtout montrer à Julie, Estelle et Marion les lieux où elles ont vécu (et sont même nées, pour certaines d'entre elles). Et comment mieux parler de ce voyage flash-back qu'en ressuscitant ce blog?

Au programme, quelques jours avec Elodie et Matt à Vancouver, pas très loin de là où on habitait, pour les "Eh, mais tu te rappelles...?" Puis, quinze jour avec un énorme bus camping pour revoir le Nord de l'Île de Vancouver, une région qui nous avait bien plu. Et retour à Vancouver chez les Berries avec une petite visite à Bowen Island chez Gary et Chantal.

Comme à l'époque, ce post s'accompagne d'une galerie photo Flickr. Et nous n'avons pas résisté à l'envie de mettre quelques photos avant/après plus bas...




Le toboggan de "notre" place de jeu du Tatlow Park a visiblement bien résisté au climat local.


Où l'on voit que le backyard des Berries a été confortablement upgradé:


Musée d'anthropologie de UBC:

Le pont ensoleillé du ferry qui nous amène sur l'île de Vancouver:


Et son restaurant (on a été sympa: Estelle et Marion ont pu changer leur biberon contre un burger):


Les éternelles tables de pique-nique des campings:


Telegraph Cove, le spot pour voir des orques et pêcher des saumons (ou les manger):


Miracle beach, et sa fameuse fée Fifolette:


Dans le bus camping, l'ambiance a bien changé en 7 ans:  

...ou pas tant que ça, finalement: 


On aime toujours poser à côté des bouées:


Et le dernier soir avant le départ: la désormais traditionnelle soirée sushis-in-the-Troutlake-park avec les Berry (là aussi, on a dû en prendre un peu plus...): 



lundi 30 août 2010

Calgary-Vancouver-Genève

Cela fait maintenant plus d'un mois que nous sommes arrivés à Genève, où nous sommes bien occupés dans la paperasse, le réemménagement, l'installation d'une classe, l'adaptation à la crèche, la préparation de purées et compotes et j'en passe. Petit retour en arrière (avec plus de photos ici, comme toujours).

Au dernier épisode, nous étions à Calgary (dans le quartier d'Arbour Lake, pour être précis), merveilleusement accueillis chez Francine et Gérald alors qu'ils étaient eux aussi bien occupés à vendre leur maison, à organiser un déménagement de l'autre côté du pays (donc loin) et à trouver un hôtel et une voiture de location pour un mariage à Winnipeg où tout était complet pour cause de convention de clowns (authentique). Encore un grand merci à eux, ainsi qu'à Nicole (Julie se souvient des interminables parties de Puissance 4) et Stéphane qui n'est pas sur la photo.
Dans le bus, on n'avait pas vraiment de problème de place. Il a donc fallu faire un grand tri pour rester dans les limites de bagages autorisées dans l'avion. Après des choix cornéliens et de multiples pesages-transvasages de sacs, nous avons pu nous envoler pour Vancouver, histoire de faire une répétition générale avant le long vol et de voir les environs de la ville depuis le ciel. On notera au passage que la poussette a été donnée à la porte d'embarquement à Calgary et livrée avec le sourire au même endroit à Vancouver.
Là, nous avons dormi dans la nouvelle maison d'Hélène, Greg, Etienne et leurs deux chats, dans ce qui était notre lit, qui meuble d'ailleurs désormais leur chambre d'amis. Ca nous a bien fait plaisir de passer nos derniers jours avec eux, entre pantagruéliques BBQ, baignade dans la gouille qui orne le parc à deux pas de chez eux (Trout Lake, pas autant un cloaque qu'on pourrait le croire mais quand même) et nourrissage croisé d'enfants.

Et que manger pour notre dernier repas à Vancouver? Des sushis bien sûr, jusqu'à ne plus pouvoir en avaler un seul!

Entre deux, petite visite à celle qui a failli être notre petite voisine: Manon, la fille de Matt et Elodie nos ex-voisins d'en haut qui est née pendant le voyage en bus (deux heures plus tard, nous la fêtions sans le savoir dans un petit restaurant familial de Campbell River).
Et puis, quelques tris et pesages de bagages plus loin, c'est le grand voyage. On n'avait pas trop d'attente de la compagnie charter qu'on prenait, ça nous a évité d'être déçus: pas de petit lit pour Estelle ni pour Marion (il paraît que c'est jusqu'à 6 mois et 8 kg - pas de bol, Estelle et Marion avaient 7 mois et 7 kg, et pas moyen de faire fléchir la pas très souriante hôtesse allemande). Estelle a donc fait le vol par terre au pied d'un siège voisin (libre), Marion dans nos bras et Julie sur son siège de grande, où elle testait (involontairement) quelque nouvelle position de yoga dans son sommeil.
On mentionnera quand même les accueils exécrables de Francfort et Genève, où la poussette n'a pas pu être livrée à la porte pour diverses prétextes fallacieux, nous laissant les 5 avec nos 6 bagages: imaginez la scène, les parents avec chacun une fille dans un bras (parfois avec la couche qui a débordé à l'atterrissage), un ou deux sac sur l'épaule, une valise à roulette dans l'autre main, et Julie et sa valise dans les troisième mains. En Allemagne, un bon scandale de 10 minutes a permis de faire un tour avec une voiture électrique jusqu'à la zone d'accueil "famille" où le personnel était effaré de la situation.
A Genève? Après avoir entendu un agréable "Votre poussette n'est pas pliable, Monsieur. Oui, elle est juste en bas sur le tarmac, elle ne passe pas la porte. Non, vous n'avez pas le droit de descendre la plier pour des raisons de sécurité", nous avons essayé la méthode allemande pour se faire amener vers les carrousels à bagages. Et là, c'était encore pire: "Ah, mais il fallait vous annoncer!" "Ouh-la, mais si on doit appeler une voiture, ça prendra facile une à deux heures." Si si, à Cointrin. On est donc partis à pied le long des trottoirs roulants, avec Julie qui avait super peur de tomber à chaque bout et nous qui n'avions plus de main disponible. Une brave mère de famille l'a finalement aidée. Ajoutons encore le plaisir d'arriver dans ce qui doit être le seul aéroport au monde à exiger des pièces de monnaies locales pour prendre un chariot (ou alors un jeton à 2.- à payer avec une carte de crédit) et cela donne une idée de l'humeur au passage de la douane. Cela dit, l'accueil par la famille et les amis était grandiose et chaleureux, ça nous a remis du baume au coeur.

Les jours suivants, nous les avons passés chez les parents de Denis, le temps de se remettre du décalage horaire, de réaménager notre appartement de la Jonction pour y accueillir deux personnes de plus, et de réaliser quelques tâches administratives onéreuses (d'ailleurs, qui savait que la taxe d'inscription à l'Office Cantonal de la Population était passée de 50.- par famille à 50.- par personne il y a quelques mois?).


Mais le plus important était de revoir tout le monde (enfin, surtout la famille pour l'instant, on va reprendre contact petit à petit). Les grand pères barbus ont pu sortir leurs chemises à carreaux pour embrasser leurs petites filles, Estelle et Marion ont rencontré leurs parrains-marraines, et Julie a pu de nouveau faire la folle avec sa cousine Lisa.
Finalement, ce mois d'août a vraiment filé à toute vitesse ! Maintenant que nous allons retrouver un semblant de routine, on va tâcher de trouver du temps pour continuer à vous raconter nos aventures genevoises. See you soon !

dimanche 25 juillet 2010

Trucks

On a beaucoup parlé de ce bus camping, il est grand (près de 10m), over équipé (douche, wc en céramique, double évier, trois plaques à gaz, four, micro-onde, frigo et congélateur, TV, génératrice), facile à conduire, etc. Mais malgré tout ça, il y a plus d'un tiers du camping qui dort dans quelque chose de mieux.


On trouve par exemple des autocars aménagés où l'on a quand même plus de place (généralement occupés par un couple de retraités, ou alors une famille avec un ou deux pré-ados). Souvent, comme ci-dessous, le bus tire une petite voiture (oui, ici ce n'est pas une grosse voiture) pour vite aller au mall ou amener les poubelles à 500m. Certains sportifs de l'extrême n'hésitent pas à prendre aussi leurs vélos ou kayaks, au cas où.


Et force est de constater que de tels véhicules ne se trouvent pas que dans les vastes espaces nord-américains. Allez voir la troisième photo de la page wikipédia (en anglais) sur les camping-cars. Bon, pour ceux qui ont vraiment besoin de place, comme ce couple de retraités qui avaient accroché leur télé à l'extérieur de leur "bus" au camping de Lake Louise, il y a ce modèle là:


C'est vrai que pour se taper les 5000 km depuis la Floride (d'après l'immatriculation), on apprécie un certain confort. Ou alors pour les voyages en groupe, cet étrange car croisé au pied du Mont Robson, immatriculé en Alaska. On reste perplexe quant au but visé: économiser les frais d'hôtel en partageant un emplacement de camping à 26? Visiter des endroits isolés au point de ne pas proposer de logement pour tout le monde? Vos idées sont bienvenues...


Sinon, dans la série "grand", ces fameux cars qui montent sur le glacier Columbia pour permettre au retraité de Floride susmentionné d'aller faire trois pas sur la glace sans affoler son rythme cardiaque (avec les filles, on ira voir le glacier du Trient - enfin, s'il en reste encore un peu). Fabriqués par une société dont le créneau est plutôt les mines, ils rendent Julie et son mètre à peine visibles.


Sinon, le must dans la catégorie véhicule rencontré, ce "mud drag" tracté derrière un paisible bus camping qui faisait sa vidange devant nous. Le concept? Une piste de boue de longueur donnée, un chronomètre et à coin.


Le pilote est bien entendu un amateur, venant de la région de Vancouver et qui occupe son temps libre à bricoler/réparer son bolide pour les 4-5 courses annuelles. Un grand moment de discussion technique avec les trucs comme injecter du ciment dans le circuit de refroidissement du moteur pour le rendre plus résistant ou à quel moment balancer le protoxyde d'azote. Le meilleur moment étant le récit des sensations éprouvées, en substance: "C'est énorme! La poussée d'adrénaline est tellement forte que je ne peux rien manger avant le lendemain."


Voilà, c'était le dernier post en direct du Canada. Demain (lundi), on prend l'avion pour rentrer à G'nèèève. Comme nous l'ont demandé quelques sujets de la Queen Mom et autres résidents canadiens, nous allons continuer à donner des nouvelles via ce blog (y compris un ou deux post sur la fin du voyage à Calgary et Vancouver). Pour les autres, on espère que vous avez eus du plaisir à nous suivre et on se réjouit de vous revoir...

vendredi 23 juillet 2010

Un peu sur nous

Alors, après avoir vu ces animaux, parlons un peu de nous. Quelques anecdotes et autres aventures:


Tout d'abord celle-ci, surtout pour placer la photo. Une expédition à travers la forêt sauvage canadienne, rondement menée avec notre expérience du trek vers le point de vue de Bella Coola. Petite marche avec Estelle et Marion dans les baby björns et Julie qui court devant (ou derrière), à sauter par-dessus les racines, rugir pour faire rire ses soeurs ou tremper ses mains dans les taches de neige qui restent dans la forêt. Et surtout, un pique-nique épique en deux équipes: Estelle et Marion allongée sur leur couverture avec Denis qui chasse les moustiques (pas d'anti brumm sur des bébés de sept mois), et Julie et Odile qui mangent des sandwiches en se défendant des attaques de geais du Canada qui en voulaient à leur casse-croûte (lire le premier paragraphe ici).


Après une telle randonnée, rien de tel qu'une fondue pour se requinquer. Ça tombe bien, on en avait justement la moitié-moitié de la Mig que Marianne nous avait amené en mars et qu'on avait gardée dans le congélateur du bus (sic). Par contre, le caquelon n'était pas fourni dans le kit de base du campeur et il a fallu improviser avec les moyens du bord. Les experts remarqueront la West Coast touch: en quinze mois, on s'est un peu intégrés.


Le lendemain, le long de la promenade des glaciers, on fait une pause pique-nique sans moustique et on regarde des cascades ou autre curiosité géologique.


On y croise aussi nombre de touristes venus en car, et force est de constater que pour certains d'entre eux, ce ne sont pas les chutes d'eau qui méritent la première photo. Et si Estelle adore jouer la starlette, Marion n'aime pas trop ces interventions. On la comprend, les commentaires bienveillants ou tentant d'être humoristiques des passants sont souvent soûlants.


Autre anecdote qui finit bien: après le tour en canoë sur le Lac Louise et avant la tentative ratée de Walliser Stube, on se promène en poussette sur le chemin carrossable qui longe la rive nord du lac. En chemin, Odile et Julie jouent à courir et s'arrêter pour rigoler. Denis, pendant ce temps, est en avant, pilote la poussette et prend des photos. La scène de jeu mère-fille promettait d'être photogénique: il se retourne donc pour immortaliser l'instant ...sans prendre la précaution sécuritaire élémentaire de mettre le frein au véhicule d'Estelle et Marion, qui commence à rouler tranquillement vers le lac. La scène en devient d'autant plus photogénique qu'elle illustre à merveille un autre aspect de l'instinct maternel.


Cela dit, la reconstitution des faits ci-dessous disculpe clairement le père photographe pousseur de poussette: le lac n'était pas si près, et une solide barrière de branchage prévenait les benjamines d'un plongeon dans la piscine.


Dernière histoire, avec moins de suspense que la précédente. Notre bus était bien entendu équipé de la télévision, avec une antenne, il fallait donc qu'on la teste au moins une fois. Le dernier soir, en milieu quasi urbain (Jasper) et avec un branchement électrique accompagné de quelques réglages, nous avons eu l'immense joie de tomber sur l'édition régionale de CBC News.


Comme cela n'avait rien de passionnant (un reportage sur l'été qui n'était pas là avec des enfants frigorifiés et dépités dans un water park), des connexions audacieuses ont permis de passer des vidéos inédites de Julie (oui, le père photographe-pousseur de poussette est aussi le monteur officiel, et n'a pas tellement avancé depuis juin 2009). L'actrice principale s'est alors transformée en spectatrice principale, un peu éberluée de se découvrir en plus jeune dans des scènes qu'elle ne se souvenait pas. Un grand moment familial, finalement.


Voilà, c'est tout pour cet épisode. A bientôt, pour du cambouis et des moteurs...