dimanche 25 juillet 2010

Trucks

On a beaucoup parlé de ce bus camping, il est grand (près de 10m), over équipé (douche, wc en céramique, double évier, trois plaques à gaz, four, micro-onde, frigo et congélateur, TV, génératrice), facile à conduire, etc. Mais malgré tout ça, il y a plus d'un tiers du camping qui dort dans quelque chose de mieux.


On trouve par exemple des autocars aménagés où l'on a quand même plus de place (généralement occupés par un couple de retraités, ou alors une famille avec un ou deux pré-ados). Souvent, comme ci-dessous, le bus tire une petite voiture (oui, ici ce n'est pas une grosse voiture) pour vite aller au mall ou amener les poubelles à 500m. Certains sportifs de l'extrême n'hésitent pas à prendre aussi leurs vélos ou kayaks, au cas où.


Et force est de constater que de tels véhicules ne se trouvent pas que dans les vastes espaces nord-américains. Allez voir la troisième photo de la page wikipédia (en anglais) sur les camping-cars. Bon, pour ceux qui ont vraiment besoin de place, comme ce couple de retraités qui avaient accroché leur télé à l'extérieur de leur "bus" au camping de Lake Louise, il y a ce modèle là:


C'est vrai que pour se taper les 5000 km depuis la Floride (d'après l'immatriculation), on apprécie un certain confort. Ou alors pour les voyages en groupe, cet étrange car croisé au pied du Mont Robson, immatriculé en Alaska. On reste perplexe quant au but visé: économiser les frais d'hôtel en partageant un emplacement de camping à 26? Visiter des endroits isolés au point de ne pas proposer de logement pour tout le monde? Vos idées sont bienvenues...


Sinon, dans la série "grand", ces fameux cars qui montent sur le glacier Columbia pour permettre au retraité de Floride susmentionné d'aller faire trois pas sur la glace sans affoler son rythme cardiaque (avec les filles, on ira voir le glacier du Trient - enfin, s'il en reste encore un peu). Fabriqués par une société dont le créneau est plutôt les mines, ils rendent Julie et son mètre à peine visibles.


Sinon, le must dans la catégorie véhicule rencontré, ce "mud drag" tracté derrière un paisible bus camping qui faisait sa vidange devant nous. Le concept? Une piste de boue de longueur donnée, un chronomètre et à coin.


Le pilote est bien entendu un amateur, venant de la région de Vancouver et qui occupe son temps libre à bricoler/réparer son bolide pour les 4-5 courses annuelles. Un grand moment de discussion technique avec les trucs comme injecter du ciment dans le circuit de refroidissement du moteur pour le rendre plus résistant ou à quel moment balancer le protoxyde d'azote. Le meilleur moment étant le récit des sensations éprouvées, en substance: "C'est énorme! La poussée d'adrénaline est tellement forte que je ne peux rien manger avant le lendemain."


Voilà, c'était le dernier post en direct du Canada. Demain (lundi), on prend l'avion pour rentrer à G'nèèève. Comme nous l'ont demandé quelques sujets de la Queen Mom et autres résidents canadiens, nous allons continuer à donner des nouvelles via ce blog (y compris un ou deux post sur la fin du voyage à Calgary et Vancouver). Pour les autres, on espère que vous avez eus du plaisir à nous suivre et on se réjouit de vous revoir...

vendredi 23 juillet 2010

Un peu sur nous

Alors, après avoir vu ces animaux, parlons un peu de nous. Quelques anecdotes et autres aventures:


Tout d'abord celle-ci, surtout pour placer la photo. Une expédition à travers la forêt sauvage canadienne, rondement menée avec notre expérience du trek vers le point de vue de Bella Coola. Petite marche avec Estelle et Marion dans les baby björns et Julie qui court devant (ou derrière), à sauter par-dessus les racines, rugir pour faire rire ses soeurs ou tremper ses mains dans les taches de neige qui restent dans la forêt. Et surtout, un pique-nique épique en deux équipes: Estelle et Marion allongée sur leur couverture avec Denis qui chasse les moustiques (pas d'anti brumm sur des bébés de sept mois), et Julie et Odile qui mangent des sandwiches en se défendant des attaques de geais du Canada qui en voulaient à leur casse-croûte (lire le premier paragraphe ici).


Après une telle randonnée, rien de tel qu'une fondue pour se requinquer. Ça tombe bien, on en avait justement la moitié-moitié de la Mig que Marianne nous avait amené en mars et qu'on avait gardée dans le congélateur du bus (sic). Par contre, le caquelon n'était pas fourni dans le kit de base du campeur et il a fallu improviser avec les moyens du bord. Les experts remarqueront la West Coast touch: en quinze mois, on s'est un peu intégrés.


Le lendemain, le long de la promenade des glaciers, on fait une pause pique-nique sans moustique et on regarde des cascades ou autre curiosité géologique.


On y croise aussi nombre de touristes venus en car, et force est de constater que pour certains d'entre eux, ce ne sont pas les chutes d'eau qui méritent la première photo. Et si Estelle adore jouer la starlette, Marion n'aime pas trop ces interventions. On la comprend, les commentaires bienveillants ou tentant d'être humoristiques des passants sont souvent soûlants.


Autre anecdote qui finit bien: après le tour en canoë sur le Lac Louise et avant la tentative ratée de Walliser Stube, on se promène en poussette sur le chemin carrossable qui longe la rive nord du lac. En chemin, Odile et Julie jouent à courir et s'arrêter pour rigoler. Denis, pendant ce temps, est en avant, pilote la poussette et prend des photos. La scène de jeu mère-fille promettait d'être photogénique: il se retourne donc pour immortaliser l'instant ...sans prendre la précaution sécuritaire élémentaire de mettre le frein au véhicule d'Estelle et Marion, qui commence à rouler tranquillement vers le lac. La scène en devient d'autant plus photogénique qu'elle illustre à merveille un autre aspect de l'instinct maternel.


Cela dit, la reconstitution des faits ci-dessous disculpe clairement le père photographe pousseur de poussette: le lac n'était pas si près, et une solide barrière de branchage prévenait les benjamines d'un plongeon dans la piscine.


Dernière histoire, avec moins de suspense que la précédente. Notre bus était bien entendu équipé de la télévision, avec une antenne, il fallait donc qu'on la teste au moins une fois. Le dernier soir, en milieu quasi urbain (Jasper) et avec un branchement électrique accompagné de quelques réglages, nous avons eu l'immense joie de tomber sur l'édition régionale de CBC News.


Comme cela n'avait rien de passionnant (un reportage sur l'été qui n'était pas là avec des enfants frigorifiés et dépités dans un water park), des connexions audacieuses ont permis de passer des vidéos inédites de Julie (oui, le père photographe-pousseur de poussette est aussi le monteur officiel, et n'a pas tellement avancé depuis juin 2009). L'actrice principale s'est alors transformée en spectatrice principale, un peu éberluée de se découvrir en plus jeune dans des scènes qu'elle ne se souvenait pas. Un grand moment familial, finalement.


Voilà, c'est tout pour cet épisode. A bientôt, pour du cambouis et des moteurs...

jeudi 22 juillet 2010

Rockies - wildlife

Cette fois ça y est: nous avons quitté les montagnes et rejoint les collines de Calgary où nous avons rendu le bus et avons été très très chaleureusement accueillis par Gérald et Francine.


Depuis le dernier post, nous avons traversé les Rocheuses canadiennes pleines d'énormes glaciers, de lacs cristallins et de montagnes grandioses. On ne va pas les détailler ici, vous trouverez toutes les photos classiques et des autres là. Dans l'ordre, Jasper (le camping et ses habitants, le Moose Lake rejoint à pied depuis le Maligne Lake), la Icefields Parkway (promenade des glaciers), Lake Louise (avec l'obligatoire promenade en canoë et la Walliser Stube - à prononcer Oualiseur Stioube, fermée à midi) et Banff (montée en télécabine, les bains sans photo et une balade vers le Minnewanka Lake - à prononcer Willi Wonka Lake, dit Odile).

Pas beaucoup de photos dans ce post, donc. Celui-ci va plutôt être thématique sur les animaux sauvages, qui grouillent par ici. D'emblée, on est prévenu: des caribous qui traversent trois par trois sur 20km.


Bon, des caribous, on n'en a pas vu. Par contre, au réveil de la sieste au camping de Jasper, Julie voit de sa fenêtre un groupe de cerf, biches et faons qui broutent tranquillement autour des bus campings.


Des cerfs, on en reverra. Il faut dire qu'ils affectionnent le drive-through (non, ils ne vont pas en voiture au MacDo, c'est les voitures qui viennent à eux).


On en a revu encore un beau dans le rétro, qui s'est laissé prendre en photo de près. Je vois d'ici des valaisans qui salivent.



On nous dit aussi partout de se méfier des ours. Mais c'est surtout parce qu'ils ne prennent pas la peine de passer par les passages piétons. Et une fois qu'ils ont traversé, on peut encore les observer depuis la fenêtre arrière du bus (si, là, dans les buissons).


Pour ceux qui sont plus loin (à 50 m), on s'aide de jumelles (pas de jeu de mots familial ici).

Les mouflons, euh, viennent tout près pour s'assurer que les véhicules ont leur permis pour être dans le parc bien à jour.


Quant aux suisses (pas de jeu de mots national ici), ils "charment les campeurs et les randonneurs par leur constante activité et leur hardiesse" (cf. là), mais il ne faut pas oublier de les enlever avant de mettre son sac à dos.


Voilà, c'était un post animal. Le prochain sera plus humain, ou alors grosses mécaniques, vroum, vroum. Attachez vos ceintures et revenez faire un tour tout bientôt...

lundi 19 juillet 2010

Thompson-Robson

Bon, j'ai pas beaucoup de temps dans un café de Banff pour télécharger les photos et écrire un post, donc on va faire court:

Après nous être bien reposés au camping du Lac La Hache (appelé ainsi parce qu'un bûcheron québécois avait laissé tomber sa seule hache dans le lac gelé... dommage !), nous sommes repartis en direction des montagnes. Ces paysages nous font vraiment penser à la Suisse, avec des vaches dans les prés, de belles collines toutes vertes et de jolis lacs... On se croirait en Gruyère, non ?


Je me suis quand-même mise au volant, et j'avoue que c'est relativement facile de conduire cette grosse bête... il faut juste faire abstraction du poids et de la longueur et laisser les manoeuvres de parking à Denis!


Et il faut dire aussi que c'est beaucoup plus facile de conduire quand tout le monde (ou presque) sieste à l'arrière:



Tous ceux qui sont passés à Vancouver connaissent bien Robson street, dévolue au shopping. Mais le Mont Robson, c'est aussi la plus haute montagne des Rocheuses, première étape de montagne pour nous. Quand nous sommes arrivés, il était un peu caché, mais le lendemain, la météo était parfait pour une photo-carte postale:


Quand au camping, il était pas mal non plus: tout le monde y trouve son compte: Julie adore squatter le hamac!


Allez, pour voir plus de photos de l'intérieur du bus et plein d'autres c'est ici.

mercredi 14 juillet 2010

Highway 20

Aucune idée de l'origine du nom de "Bella Coola", même si on peut avancer facilement des hypothèses. Les autochtones qui vivaient à la cool dans cette belle vallée fertile débouchant sur un fjord riche en saumons on vu débarquer Alex MacKenzie en 1793, premier blanc à traverser le Canada à pied.


Puis des colons norvégiens se sont installés 100 ans plus tard et y ont planté des choux à la mode de chez eux pour alimenter les communautés de pionniers/colons/bûcherons environnantes. Avec la fermeture des scieries et autres usines de papier de la région ces trente dernières années, les champs sont en jachère et les habitants vivent de l'industrie forestière, de la pêche et des touristes qui débarquent ou embarquent du fameux ferry hebdomadaire (oui, parce que Bella Coola est au bout d'une unique route de 500km de long dont on évite de faire l'aller-retour).


Avant d'attaquer la dite route, nous avons voulu contempler nous-mêmes le panorama qui attendait Alex quand il a débarqué (et que vous avez déjà contemplé au début de ce post). Hop, un bébé chacun, Julie dans la main et un sac sur le dos et on monte voir le viewpoint en suivant Julie-la-guide. Vingt minute aller selon le dépliant de BC Parks, on mis le double mais c'était rigolo quand même.


Puis la fameuse route, "The Hill" (la colline) comme on l'appelle ici, qui commence par 30km de piste non goudronnée avec des bouts à 18%, réalisée en 1953 par des habitants de Bella Coola qui voulaient relier leur bled au reste du monde par la route.


En fait, elle est vraiment carrossable, et tant mieux: un camion (qu'on a humblement laissé nous dépasser, comme les Subaru Impreza aux plaques VS qui talonnent dans la montée de Vercorin) fait deux fois par semaine l'aller-retour avec Williams Lake (à 500 km, donc) pour ravitailler ce petit monde en produits frais californiens et autres produits divers et variés, dont une vuvuzela en plastique designée en Afrique du Sud, produite en Chine et expédiée dans ce trou perdu en quelques semaines, vraisemblablement. Le progrès, on vous dit.


En continuant dans la montée, même les daltoniens ont observé qu'une bonne partie des arbres n'étaient pas de la bonne couleur. En fait, on est en plein dans la zone affectée par le Dendroctone du pin ponderosa (Mountain pine beetle) qui adoooore les vieux Pins tordus (lodgepole pine trees) et qui se développe de façon épidémique essentiellement pour deux raisons: d'une part, les feux de forêts sont (un peu) contrôlés et il y a donc proportionnellement plus de vieux arbres qu'avant; et d'autre part, ces coléoptères survivent difficilement aux hivers rigoureux, et comme tout se réchauffe et ben c'est la fête.


On arrive ensuite en haut dans le Chilcotin, vaste étendue de 200km par 200km (environ) traversée par une seule route avec juste quelques hameaux, mais d'incroyables et magnifiques paysages vraiment variés (allez voir les autres photos ici).


Bon, c'est assez descriptif et contemplatif, ce post. Allez, on parle un peu de nous. On s'est arrêté pour la nuit à Anahim Lake, tout excité parce que c'était le week end du Stampede (Rodéo régional). Mais, caramba, le camping est à 10 km du bled donc pas faisable d'y aller faire un tour pour un quadrille en vitesse. Ben oui, trois filles en bas âge plus un bus camping, c'est moins flexible qu'un couple sous tente en voiture/vélo. Ah, les temps changent. Et le programme du dimanche ne commence qu'à 13h et avec la route qu'il nous reste... Tant pis, on prend un peu l'ambiance cow-boy de la région dans la station service et le general store locaux. Yee-haa.


Au camping, donc, Estelle et Marion prennent leurs pieds sur le lit de leurs parents sans avoir trop l'air de souffrir de l'apparition de leur cinquième et première dents, respectivement. Et à défaut du Stampede, le camping est vraiment magnifique au bord d'un lac et on y est tout seul (on a eu un peu peur en apprenant qu'une division héliportée de 30 pompiers devaient y passer la nuit et repartir à 5h le lendemain pour un feu de forêt dans la région, mais ils ont finalement décommandé). Donc en mangeant tranquillou nos pâtes devant le bus au bord du lac et au milieu des moustiques (un truc de fou, notre record de moustiques après la ferme aux crocodiles de l'Isla de la Juventud à Cuba), on a vu deux castors nager à 20m et une bonne douzaines de pélicans (photos là). On s'est donc improvisé une petite soirée wildlife watching.


On continue la route, et il se trouve qu'on est le matin du 11 juillet. 11 juillet au matin, avec le décalage horaire ça sent le coup d'envoi de la finale de la Coupe du Monde. Et perdu comme on est, impossible même de capter une radio terrestre (oui, même les ondes longues). Arrive comme un oasis Tatla Lake, 20 habitants (allez, 70 avec les deux autres communautés à 15 km chacune), mais avec quand même un petit hôtel-restaurant-station service. Sauvés: dans un des bungalows, deux hollandais se préparent à regarder le match et le patron nous introduit vite fait. D'abord, on a faim. La première mi-temps a donc ressemblé à ça (ben oui, on est chez les cow-boys):


A la mi-temps, largement rassasiés, on sort s'enquérir du résultat et de l'ambiance. "Boring" nous dit-on. Bon, on passera donc la deuxième partie allongés dans l'herbe (pas très loin du bungalow orange, quand-même). Il faut dire que la vue était un peu plus sympa que le stade:


Allez, un coup de klaxon pour l'Espagne et on repart: c'est une longue journée de route, on profite des siestes des filles pour rouler. Le soir, grosse chaleur (plus de 30 degrès - ben oui, on est plus habitués à voir des températures qui commencent par un 2, alors des 30...). On s'arrête, on branche le bus, allume la climatisation (ben quoi?) et on en profite pour donner les bains à tout le monde (y compris Lila, la poupée waterproof de Julie, Marcel aurait grillé ses circuits).


Le lendemain, dernier jour dans le Chilcotin. On arrive au pont à partir duquel on recommence à capter la radio et qu'Odile a immortalisé avec un éclairage tout particulier:


Et on arrive en ville à Williams Lake, où on peut faire des courses normales, le plein et se défouler à une super place de jeux (pour Julie) dans le vent, le froid (oui, il faisait de nouveau 15 degrés) et sous des giboulées de grêles. Heureusement, tout est bien qui finit bien dans le grand lit du fond du bus, où huit yeux sont ouverts et dirigés vers Odile et son appareil photo en même temps, une performance. Ca chatouille, ça rigole.

samedi 10 juillet 2010

Telegraph Cove et Ferry

Et on continue vers le nord de l'île de Vancouver. Après Miracle Beach, on longe la côte Est (au fait, pour suivre notre tour sur un carte c'est ici). Encore de magnifiques plages avec des montagnes en toile de fond, et quelques parcs à huîtres à Fanny Bay (une bise en passant à la Fanny qui les connaît et à celle qui ne les connaît pas).

Puis on arrive à Telegraph Cove. A l'origine, un poste de télégraphe qui a suivi son temps pour devenir une base d'exploitation forestière (d'où le petit bateau qui trie les troncs avant de les envoyer se faire tracter jusqu'à Vancouver pour être sciés, etc.), puis a hébergé dès les années 1970 les premières excursions pour aller voir les baleines (orques, surtout) de la province, et le tourisme de la pêche.

Enfin, très récemment, par de bêtes promoteurs américains (on tombe dans le cliché) qui ont créé un gros parking à bateaux, un gros parking à énormes bus campings (no comment) et un bâtiment tout moche dans la mignonne petite crique originelle (sur la photo, les vieux bâtiments).

Nous, on est surtout venus là pour voir les orques et les dauphins, en bateau par équipes (Julie et Denis, puis Odile - Estelle et Marion restaient à terre) et en kayak en solo (Denis). Et on était content, parce qu'on en a vus: plein de dauphins (Pacific white sided dolphins - les mêmes qu'à l'Aquarium), quelques orques, dont certains juste sous le bateau pour Odile (pas prévu par le skipper, mais bon), des phoques, etc.

Et dans son tour en kayak, outre des étoiles de mer, des phoques et une biche et son petit sur le rivage (comme c'est mignon), Denis a eu la chance de voir un orque. Bon, pas comme Régis, juste un aileron qui pointait à plus de 200 m. Mais sachant que l'aileron en question fait près de 1m70, ça reste impressionnant.

Le lendemain, on prend le ferry pour Bella Coola. Treize heures entre îles et fjords le long d'un parcours qui avait beaucoup en commun avec notre croisière de l'année passée, mais sur un bateau de taille humaine, et presque vide (une cinquantaine de passagers et presqu'autant d'équipage).

Treize heures, c'est long, mais il fait grand beau et chaud alors ça va. Le capitaine nous a même confié que c'était la première fois qu'on pouvait être en t-shirt sur le pont.

Notre trajet est direct, mais le bateau fait la navette dans cette région de Colombie Britannique en s'arrêtant dans plusieurs villages qui ne sont pas accessibles par la route. L'équipage est composé de volontaires qui travaillent le reste de l'année sur des routes plus commerciales, comme celle reliant Vancouver à Victoria, par exemple. Ca crée une bonne ambiance, et comme c'est jeudi, c'est BBQ de saumon (sauvage pêché dans le coin, of course) sur le pont.

Et il n'y a pas que des saumons qui nagent autour: marsouins, dauphins et baleines à bosse nous accompagnent. De ces dernières, on en a vu plus que la queue d'une: environ sept ou huit sur le trajet, dont une qui sautait comme ça (Odile l'a vue de ses yeux vue).

Même si l'arrivée est prévue à 23h, pas facile pour Julie de s'endormir. C'est quant même plus sympa de regarder le coucher de soleil sur les montagnes enneigées environnantes sur les genoux de papa... Estelle et Marion, elles, se sont endormies à l'heure habituelle avec l'aide de la poussette et d'une couverture bien opaque. Enfin, le port de Bella Coola est en vue. On voit tout de suite qu'on arrive dans une mégapole.

Et pour la petite histoire, le retour sur le bus dans le ferry était un peu précipité: nous n'avions pas le droit d'aller sur le pont des véhicules avant l'autorisation officielle. Et étonnament, transporter Estelle et Marion dans leur Baby-Bjorns, Julie à moitié endormie, la poussette pliée (qui sinon ne rentrait pas dans l'ascenseur) et toutes les affaires dont on avait besoin pour la journée n'a pas été tout simple. Ajoutez à cela que notre bus était assez à l'avant du ferry et qu'il bloquait par conséquent les cinq bus camping plein d'allemands forcément prêts, le moteur allumé, pressés d'aller se coucher et échaudés par leur récente élimination de la coupe du monde, bref: on a oublié un sac essentiel sur le bateau (contenant entres autres Doudou Souris himself). Conclusions, après quelques téléphones nocturnes et matinaux sans succès et une petite nuit de cinq heures, nous avons pu retourner tous ensemble au débarcadère le lendemain matin pour récupérer le tout. Ce qui nous a permis de prendre la photo du panneau indicateur ci-dessous, bien visible à la sortie du ferry et passablement inutile vu le vaste choix à disposition du conducteur (allez voir la carte).

Et comme d'habitude, plus de photos là.