vendredi 7 août 2009

Whistler 1

Oui, c'est vrai, ça fait longtemps que l'on n'a pas laissé de message ici. C'est maintenant réparé, et un prochain post parlant de fromage fondu devrait apparaître d'ici peu...

D'abord le titre: "Whistler", c'est parce qu'on s'est fait un petit week-end de cinq jours dans cette station qui est la Mecque du ski nord-américain, et "1", c'est parce qu'on a la ferme intention d'y revenir...

Ensuite, une brève intro sur Whistler: jusqu'en 1960, on y faisait la même chose que dans le reste de la Colombie-Britannique, c'est-à-dire exploiter (au sens premier) la forêt, chercher de l'or (sans grand succès) et des fourrures (en ayant au préalable flingué l'animal qui avait eu la mauvaise idée de s'y croire à l'abri). Puis, en 1962, deux gars se sont dit: "Hé, on pourrait y mettre des remontées mécaniques, organiser les JO de 1968 et se faire plein de pognon." Pas de bol, les JOs ont eu lieu à Grenoble, mais ils ont quand même développé la région et se sont probablement fait plein de pognon quand même. Donc tout ça pour dire que Whistler est une station sortie de nulle part dans les années 1960 comme il y en a d'autres.

Et dans une station, en été, on va marcher un peu en prenant les télécabines pour ne pas trop se fatiguer. Et d'en haut, on a une jolie vue sur Whistler et les montagnes qu'il y a derrière (tellement jolie que quelqu'un a pris la même et l'a mise sur Wikipédia, le malin).

On passe les détails de la balade où on est passés à côté de réservoirs à canon à neige très moches en été, de petites fleurs qu'on ne voit pas en hiver, d'un joli petit lac, et on ne dira pas non plus que toutes les mouches et les moustiques de la vallée sont venus nous dire bonjour pendant le pique-nique. Ce qu'on retiendra, c'est le petit panneau indicateur des pistes qui pose à côté d'Odile. De deux choses l'une: ou ils s'attendent à une surreprésentation de délégations nordiques en 2010, ou alors il y a vraiment beaucoup de neige en hiver...

"Tu vois les ours, maman?"

On profite ainsi des remontées mécaniques, y compris le Peak2peak, le télécabine de tous les records (voir ci-dessous pour les incrédules): plus de 400 m de haut, 3 km entre deux pylônes, ... Bref, heureusement qu'il a été construit par des autrichiens avec des cabines fabriquées en Suisse (sic), sinon certains d'entre nous n'y montaient pas (ici, les accidents de télécabines arrivent).


On a beau prendre des téléphériques tout l'hiver, même certains freeriders de l'extrême ne s'y sentent pas à l'aise. Dire qu'il y a des gens qui trouvent même marrant de prendre des cabines avec un fond vitré. Les inconscients. Pour s'en remettre, glace au chocolat pour tout le monde de l'autre côté.

"Regarde, j'ai même pas les mains moites."

De retour dans notre appart de vacances de luxe (est-ce un signe de société saine lorsque le logement le moins cher qu'on puisse trouver est un appart dans une résidence avec piscine, jacuzzi, salle de muscul, et où on nous fait le lit tous les jours?), on profite de la piscine pour supporter la canicule (et oui, 35°C la journée, quand même). Et puisque Julie ne sera de toute façon pas qualifiée pour les JO 2010, on la prépare pour la natation synchronisée à Londres. Au programme, les figures de la faune locale: le saut du dauphin, l'envol de la grenouille et la lutte du saumon contre l'adversité du courant.


Et si ça ne passe pas pour les JO, il reste l'Eurovision:


Et enfin, pour éradiquer le mauvais sort, il fallait aller faire un tour sur le Bike Park avec comme objectif de rentrer autrement qu'en hélico. Pour ça, rien de tel qu'une petite armure avec un casque de schtroumpf. Et comme les Simpel.ch ne sont pas top dans les racines, il a fallu se rabattre sur le vélo de Barbidou (le meilleur ami virtuel de Julie): un Rocky Mountain Flatline Park, les amateurs apprécieront.

Donc voilà, passons sur les sensations de dévaler à Mach 2 les pistes aux noms évocateurs de Freight Train, Drop'in Clinic ou No Joke, le bike park permet essentiellement d'observer la faune locale en remontant les télésièges: ours, deer (générique pour cervidé, un espèce de cerf, quoi) et biker. La dernière espèce étant majoritairement masculine, appelant tout le monde "Buddy" et montrant le fait qu'elle ignore la peur en prenant les télésièges sans descendre la barre. C'est ça, le bike-spirit.

Terminons donc ce post sur cette photo-souvenir si typique, sur laquelle vous reconnaîtrez un Inukshuk (le tas de pierres derrière), soit un cairn traditionnel Inuit avec plein de fonctions et qui a la particularité de pousser comme des champignons à proximité des sites olympiques.


A très bientôt, donc...!

1 commentaire:

  1. ah! Denis je suis fiere de toi, j'avais peur que tu ne profites pas du bike park! Tu trouves pas que sur le RM flatline les juicy 5 sont un peu sous evalues, aussi je pense qu'une roue de 24" a l'arriere serait mieux pour bien passer le rockface de detroit rock city? Qu'en penses tu?
    un amateur

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